Bienvenue sur le site du collectif Université en débat

Fin janvier 2012, une enseignante-chercheuse de l’Université de Liège remettait sa démission et rendait publiques au sein de l’université les raisons de celle-ci, dénonçant la dégradation des universités européennes et en particulier le productivisme et l’arrivisme ambiants, devenus insoutenables. La publication du texte  et ses échos dans la presse et la société belges provoquèrent une vague de soutien inattendue, des dizaines de collègues se reconnaissant dans le diagnostic et désirant y trouver des remèdes. Très vite des universitaires français et espagnols se joignirent au mouvement, confirmant le caractère européen de la tendance dénoncée.

A l’heure actuelle :
-  un manifeste a été  rédigé afin d’entamer un large mouvement d’actions et de débat autour de l’avenir de nos universités, signé déjà par près de 3 000 personnes dans 44 pays : Algérie, Allemagne, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Costa Rica, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Inde, Irlande, Italie, Laos, Luxembourg, Maroc, Mexique, Nouvelle Zélande, Pays-Bas, Pérou, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume Uni, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie, Uruguay, USA, Venezuela et Vietnam ;
-  des Journées internationales de réflexion sur la qualité des universités ont été organisées ou sont en chantier;
- des commissions  ont été instituées en Belgique pour élaborer des plans d’action qui concrétisent les options du Manifeste en matière d’enseignement, de recherche et de service à la société;

Lisez le manifeste ici, et signez-le par là.

Read the manifesto here and sign it over there.


Vous souhaitez organiser une journée de réflexion sur la qualité des universités ? Faites-le nous savoir.

You intend to organize a meeting considering and questioning the quality of the universities ? Please make us know.

Contact: contact@univendebat.eu

4 réflexions au sujet de « Bienvenue sur le site du collectif Université en débat »

  1. Garder l’Université en dehors de la logique des Marchés, c’est garder l’Enseignement au-dessus de la mêlée mercantiliste et du monde de l’affairisme dans une période où la religion des compétences asservi l’esprit humaniste et émancipateur.

    • Vous avez entièrement raison. Mais ce qui m’étonne dans tout cela c’est le silence assourdissant des universitaires. C’est le lieu de débat par excellence (deux termes qui me permettent de jouer sur les mots) et pourtant …. rien ou peu. A croire que c’est la seconde grande muette de notre pays. De quoi avons-nous peur? La dernière grande manif auquel j’ai participé date des années 80, du siècle précédent … Tant de silence laisserait croire que tout va bien.

  2. Le financement des universités:
    http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/ac-dic/documents/110715_CREF_Financement_ES_ARB.pdf
    est un rapport édité par l’Académie Royale de Belgique sur le financement des universités de la communauté française.
    En caricaturant un peu, on y découvre, qu’à enveloppe fermée, les universités sont principalement subventionnées par la communauté en fonction du nombre d’étudiant. L’université se transforme alors en une sorte de société « privée ». Elle constate qu’un « client » (étudiant) ingénieur rapporte plus de subsides qu’un client en lettre. Pire qu’un client qui s’attarde trop fait perdre de l’argent puisqu’elle ne gagne pas un euro pour ce client tétu (hors frais d’inscription).
    Comme toute société économique, que faut-il faire? rationaliser! Comment: en diminuant l’importance de certains secteurs d’activités (les lettres par exemple), et en satisfaisant au mieux les clients pour les pousser à s’en aller le plus vite possible (nivellement des cours vers le bas). Par contre les gros clients (étudiants prometteurs) eux seront chouchoutés, provoquant une discrimination élitiste entre eux. Le Belgique n’a pas d’or noir, mais elle a de l’or grise, quand donc nos représentants politiques en seront-ils enfin conscients?

  3. Bonjour,

    Voici deux livres que je trouve intéressants:

    - « Réflexions sur l’université » de Noam Chomsky, Raisons d’agir, 2010.
    Bien qu’il s’agisse d’un recueil de textes/conférences des années 60-70, les sujets sont d’actualité: rôle de l’université en temps de crise, responsabilité des intellectuels, liberté de chercher/créer, etc.

    - « Recherche précarisée, recherche atomisée » du Collectif P.E.C.R.E.S., Raisons d’Agir, avril 2011.

    Bien à vous.